Un sertissage conforme ne se juge pas à l'œil. La norme IPC/WHMA-A-620 fixe des critères précis, et un audit client les vérifie un par un. Voici ce qu'il faut contrôler sur votre ligne avant qu'un auditeur ne le fasse.
Ce que dit la norme IPC/WHMA-A-620
La norme décrit trois classes de produits, de l'électronique grand public aux applications critiques. Plus la classe est élevée, plus les tolérances sont serrées sur la position du fil, la hauteur de sertissage et l'aspect de la cosse.
- Classe 1. Produits courants, fonction de base.
- Classe 2. Produits industriels, durée de vie prolongée.
- Classe 3. Haute fiabilité : médical, aéronautique, défense.
Les quatre critères vérifiés à chaque audit
La hauteur de sertissage
C'est la mesure la plus simple et la plus parlante. Elle se contrôle au micromètre à lames et doit rester dans la tolérance donnée par le fabricant de la cosse.
La tenue à l'arrachement
Un test de traction confirme que la liaison résiste à l'effort minimum prévu pour la section du fil. Il se fait en début de série, à chaque changement de bobine et à intervalles réguliers.
La coupe micrographique
La coupe révèle le compactage des brins, l'absence de vide et la symétrie du sertissage. C'est la preuve la plus solide en cas de litige.
L'aspect visuel
Brins visibles dans la fenêtre d'inspection, isolant à la bonne distance, pas de brin sorti ni de cosse fissurée.
Votre ligne doit passer un audit IPC ?
Mettre en place un contrôle continu
Les sertisseuses récentes intègrent un contrôle de force de sertissage qui écarte automatiquement les pièces hors tolérance. Associé à un banc de traction et à des coupes périodiques, il donne une traçabilité complète de la production.

En résumé
Un sertissage conforme repose sur un réglage juste, des contrôles réguliers et des enregistrements tenus à jour. C'est ce trio qui fait la différence le jour de l'audit.
[Article de démonstration : contenu fictif à remplacer.]